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Actualité sportive
mercredi 5 mai 2004
Aventure : Frédéric Cantin sur
le toit du monde-5e Annapurna mandala trail au Népal
Dans l'Himalaya, Frédéric Cantin a su
mettre à profit son expérience de raider.L.
T. Pour sa première participation à l'Annapurna
mandala trail (320 km de course à pied en 10
jours dans l'Himalaya), Frédéric Cantin
n'a pas déçu. Le raider des Côtes-d'Armor
s'est classé onzième (5e Européen).
Récit d'aventure.
La course. L'Annapurna mandala trail est une course
de haute montagne qui se dispute dans l'un des plus
beaux paysages du monde, celui du Népal. Elle
présente un cumul total de 31 000 mètres
de dénivelé. Le schéma de course
est très particulier pour cette épreuve
qui se déroule en 10 étapes avec une totalité
de 320 km à parcourir en autonomie vestimentaire.
Seuls les repas sont fournis ou achetés dans
les villages traversés.
La chaleur. Lors des trois premières
étapes, on s'attendait à affronter un
climat froid et sec autour des Annapurna mais finalement,
on a été surpris par... la chaleur.
A 9 heures du matin, le mercure affichait déjà
35° pour atteindre les 40° à midi !
Nous en avons beaucoup souffert, certains coureurs
ont été victimes d'insolation, d'autres
ont fini leur tronçon complètement déshydraté.
Le manque d'oxygène. Le
sommet de la course était le Thorung pass,
un col à 5 430 mètres. Pour nous coureurs
de plaine, c'est difficile de monter aussi haut. A
cette altitude, je ne captais plus que 62 % de l'oxygène
de l'air. Dans ces moments-là, il faut être
patient et attendre que ça redescende...
Le calvaire. L'étape 8
a été marquée par l'ascension
du Poon Hill à 3 200 mètres. Pour s'y
rendre, il a fallu escalader 8 000 marches en pierre
non-stop. Cela m'a pris quatre heures. C'était
de la folie !
Le geste. Pour unir passion et
profession (Frédéric est enseignant
à l'école primaire de Bourseul), j'avais
décidé d'apporter l'objet symbolique
de l'école, celui qui permet d'écrire
et que beaucoup d'enfants népalais ne peuvent
se procurer : le crayon. J'en ai offert 200 aux petits
Népalais de Manang. Ils étaient tout
heureux. L'école est pour eux le seul moyen
avec le sport de vivre autre chose.
Le classement final. Mon objectif
était de rentrer dans les dix mais quand j'ai
consulté la liste des engagés avec notamment
sept Népalais au départ, j'ai revu mes
ambitions à la baisse. Au final, je me classe
11e (45 heures et 9 minutes) après avoir terminé
3e ex-aequo avec le Vendéen Bruno Poirier lors
de la 7e étape. Je suis globalement satisfait
de ce résultat et surtout heureux d'avoir pu
côtoyer des athlètes hors normes dans
un cadre exceptionnel et mythique.
Le prochain défi. Cette
semaine, je me rends au Maroc pour disputer la première
manche de la coupe du monde Salomon avec l'équipe
Cap Aventure. Les quatre étapes de sélection
pour le championnat du monde des raids nature (VTT,
course d'orientation et canoë) s'annoncent très
relevées mais nous avons nos chances. L'objectif
est de se qualifier pour la finale en Argentine fin
novembre. Mon but est de continuer à courir
pour voyager, m'évader, partager et vivre à
fond ma passion pour le sport d'endurance.
Recueilli par Loïc TACHON.
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